Parution · Alto
DEBUSSY, RAVEL // Quatuors à cordes
Quatuor Talich
La merveille du mariage des accents slaves avec le génie français. Accéder aux autres plateformes de ventes et d’écoute https://lnk.to/quartet-talich_debussy-ravel
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Il y a dans l’art des œuvres immuables destinées à traverser le temps, que ce soit par l’indestructibilité de leurs fondations ou leur constante régénération. Quand elles parviennent à exprimer quelque chose de primaire, quelque chose d’essentiel, et bouleversant de beauté, elles se nourrissent des êtres les plus qualifiés et les plus talentueux pour les servir et les porter. Quand ceux-ci enfin leur ont tout donné, se sont entièrement sacrifié au beau, d’autres arrivent pour entretenir cette flamme centenaire qui ne doit jamais s’éteindre.
Dans sa seconde incarnation, le Quatuor Talich s’apparente à une famille de la Slavie païenne, où les membres descendent d’un ancêtre lointain, et s’ils vivent sous l’autorité d’un chef élu, tous sont égaux et travaillent ensemble, afin de perpétuer l’œuvre de leurs prédécesseurs, de faire vivre la tradition. Le Quatuor Talich a révélé une philosophie, une approche de la musique qui lui est unique, un style instantanément identifiable : cette légèreté, cette spontanéité, cette imprévisibilité sont la signature des Talich.
Ce nouvel enregistrement consacré aux quatuors de Debussy et de Ravel, où les accents slaves des quatre Praguois se marient avec le génie français est une merveille. Cette réalisation est pour le Quatuor Talich une nouvelle étape dans son aventure, qui prouvera la versatilité d’une formation talentueuse et fière de ses racines.
Alto
Quatuor Talich
Le Quatuor Talich, une âme de Bohême…
« Le Conservatoire de l’Europe » … C’est ainsi que l’on nomma, autrefois, la Bohême. Au cœur de l’Europe centrale, un peuple se dédia tout entier à l’art du chant. Au XIXe siècle, lorsque les musiciens tchèques se révélèrent aussi grands compositeurs qu’interprètes, ils donnèrent naissance à un répertoire chargé de traditions, de ces flammes transmises de génération en génération.
Václav Talich, fantastique chef d’orchestre, fut au siècle suivant, l’un des plus éminents artistes des pays danubiens. Jan, le neveu de Talich créa, en 1964, le quatuor à cordes qui porte son nom. En 1975, l’ensemble devint le Quatuor de la Philharmonie Tchèque. Auréolé de cette distinction, il acquit rapidement une reconnaissance internationale. La France devint sa seconde patrie et grâce au label Calliope, il grava quelques-unes des grandes références de la discographie, de Mozart à Janáček. La Dolce Volta a repris le flambeau et poursuit l’aventure qui ne peut s’interrompre.
Depuis un demi-siècle, et bien que les archets aient changé de main, la personnalité de l’ensemble révèle une permanence de styles : expressivité spontanée, délicieuse imprévisibilité des intonations, accentuations justes des rythmes populaires, absolue précision et, tout autant, sensation d’une fragilité miraculeuse. Durant toutes ces années, les Talich sont demeurés les ambassadeurs d’une prodigieuse histoire musicale, nourrie de la mémoire des torrents et châteaux de Bohême, de contes et légendes, des passions du peuple tchèque avant même qu’il ne se constitue en nation, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Multi-récompensés, les enregistrements du Quatuor sont à l’image de leur Second Quatuor “Lettres Intimes” de Janáček : la plus envoûtante des conversations en musique.
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