Parution · Piano
13 Valses pour piano
Aldo Ciccolini
La valse a inspiré quantité de compositeurs. Du romantisme au XXe siècle, l’enregistrement d’Aldo Ciccolini offre un panorama très diversifié du genre, avec toutefois une place de choix réservée aux musiciens français, célèbres ou plus méconnus, que l’interprète sert avec passion depuis le commencement…
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Avec ce disque, le maître signe l’enregistrement le plus diversifié de toute sa carrière discographique : treize morceaux et treize compositeurs. Ce récital s’organise autour de deux piliers, les morceaux les plus développés du programme, deux valses extrêmement difficiles et tout aussi intéressantes : la Valse-Caprice n° 3 op. 59 de Fauré, qui nous replace dans le contexte d’une certaine aristocratie parisienne, et la suite Viennoise de Gabriel Pierné, d’un caractère bien différent, à la limite des Folies Bergère.
« Je caressais l’idée de ce disque depuis longtemps. Cela m’amusait de mélanger des pages, pour les unes sérieuses, pour les autres tout à fait chantantes et même populaires. »
Piano
Aldo Ciccolini
Aldo Ciccolini (1925-2015), esthète et athlète du piano, héritier de la tradition lisztienne, est entré dans l’histoire des monstres sacrés du piano. Ennemi de toute concession, insensible aux jeux de la médiatisation, il envisageait l’art musical comme un sacerdoce, créant néanmoins un lien puissant avec les auditeurs. Son regard d’aigle qui saisissait chaque touche avec une précision incomparable n’avait d’égale que sa puissance de jeu qui en faisait un véritable démiurge du piano.
Napolitain de naissance, naturalisé français à la fin des années 60, premier prix Long-Thibaut en 1949 à l’âge de vingt-quatre ans, des débuts à New York l’année suivante sous la direction de Mitropoulos, une nomination comme professeur au Conservatoire de Paris en 1972, très grand lisztien et virtuose solitaire, Aldo Ciccolini a retrouvé ensuite le chemin des salles de concert et des studios d’enregistrement. Le succès foudroyant que réserve la France à Aldo Ciccolini libéra sa passion pour la musique française, dont il devint un ardent défenseur à travers le monde.
Parallèlement à sa carrière de concertiste, il a été également un accompagnateur très recherché (Elisabeth Schwarzkopf, Renata Scotto et Régine Crespin).
Aldo Ciccolini fut l’un des rares grands maîtres du piano à courir inlassablement les routes et à mener une vie placée sous le signe du mouvement. L’originalité souvent visionnaire de son répertoire, l’alchimie de ses plus intimes recherches l’ont retenu longtemps de dévoiler son interprétation des plus grands compositeurs.
« Tous les jours, je travaille, et parfois même la nuit. J’ai la chance énorme, horrible, d’être insomniaque, pour moi le sommeil est une vue de l’esprit. J’attends le sommeil éternel et, profitant de l’instant, je préfère travailler. »
Virtuose mondialement reconnu, le pianiste français d’origine italienne Aldo Ciccolini, décédé dimanche 1er février à l’âge de 89 ans, aura affiché plus de 60 années d’une carrière toute en finesse et sans esbroufe. Devenu le doyen français des grands maîtres du clavier, il considérait le piano comme un « sacerdoce » quasi religieux.
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