Parution · Piano
CHOPIN // Les 24 Préludes
Joaquín Achúcarro
Le pianiste basque Joaquín Achúcarro a célébré son 85e anniversaire en enregistrant pour la première fois Chopin. Il assure qu’il se porte anormalement bien et que, pour l’instant, il ne pense pas à s’éloigner des scènes. “Je veux continuer à tout jouer : Mozart, Brahms ……
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Les Préludes ne sont pas de petits joyaux disposés les uns à côtés des autres ; ils forment un tout, une oeuvre gigantesque. Chaque prélude, si bref soit-il, présente une humeur particulière et constitue un univers en soi. On a affaire à vingt-quatre « études psychologiques », vingt-quatre états d’esprit : humanité, joie, rage, héroïsme, défaite, triomphe, amour, nostalgie, tristesse, espoir, résignation, etc. – autant de sentiments que Chopin connaissait parfaitement.
Joaquín Achúcarro aura attendu longtemps avant d’enregistrer les Préludes car il voulait avoir la sensation de les avoir totalement assimilés – au point d’en faire, pour ainsi dire, une part de son subconscient – ; un peu comme s’il s’était agi de nouer une relation d’amitié avec un être vivant. À partir de là, il était prêt à prendre le chemin du studio d’enregistrement.
Piano
Joaquín Achúcarro
Après une première apparition publique à Bilbao à l’âge de treize ans (Concerto KV466 de Mozart), Joaquín Achúcarro travaille auprès de Cubiles à Madrid, Agosti en Italie, Marguerite Long en France, Gieseking en Allemagne, Malagoff en Suisse et Seidlhoger à Vienne. Décisive dans son parcours fut la victoire au nouveau Concours de Liverpool, gagnée l’année précédente par Zubin Mehta comme chef d’orchestre.
Le grand succès de son début à Londres avec le London Symphony lui ouvre les portes de l’Angleterre et d’une carrière internationale, ininterrompue dans 59 pays, avec 214 orchestres… Une liste impressionnante, tout comme la richesse de son répertoire qui reste très attaché au romantisme et à la première moitie du XXe siècle.
« J’ai passé toute ma vie à la recherche de ce son qui fait que le piano suggère et rappelle le chant », confie Joaquín Achúcarro.
Un art du clavier que l’interprète s’attache à transmettre: depuis 1989 il se dédie avec passion à l’enseignement, dans le cadre de la Southern Methodist University de Dallas (USA) accordant ses périodes de classes avec son calendrier des concerts.
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