Parution · Piano
BACH // PLEIN JEU
Jean-Philippe Collard
Figure emblématique du piano français, Jean-Philippe Collard a traversé les scènes du monde avec une élégance rare et une exigence constante, du répertoire romantique aux subtilités de la musique française. Interprète profondément humain, il allie la rigueur de l’artisan à l’inspiration du…
15,00 €
Programme · 6 plages
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Présentation
À propos de l’album
Référence et production
Informations techniques
Des voûtes sacrées de l’orgue aux résonances intimes du piano, Jean-Philippe Collard ouvre avec cet album un dialogue vibrant entre héritage spirituel et expression pianistique moderne.
À travers les transcriptions magistrales de Ferruccio Busoni, les œuvres de Bach trouvent une nouvelle incarnation, à la fois fidèle et audacieuse. Le pianiste y déploie une palette sonore d’une richesse exceptionnelle, faisant vibrer chaque ligne contrapuntique avec une clarté lumineuse.
De la solennité du choral Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ à l’élan fulgurant de la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur, chaque pièce devient un espace de contemplation et de virtuosité, dans une interprétation qui allie rigueur et liberté.
Avec Plein Jeu, Jean-Philippe Collard signe un hommage profondément personnel à Bach, à son père musicien, et à une culture sonore nourrie dès l’enfance. Un sommet de maturité artistique, où la modernité du piano embrasse la spiritualité de l’orgue pour toucher au cœur de l’émotion.
Piano
Jean-Philippe Collard
Jean-Philippe Collard appartient à cette catégorie d’artistes qui se déplacent dans l’espace comme ils jouent : les gestes mesurés effleurent les lumières jusqu’à ce qu’il s’installe devant l’instrument. Le pianiste est venu écouter ceux qui sont venus l’entendre. Sa proposition est celle d’un dialogue sans parole. Juste par le regard puis le son. Une infinité de sons.
Cette connivence si particulière dissimule tout le travail préparatoire d’avant-concert : l’oubli de la nervosité – que les après-midis sont longues avant l’entrée sur scène ! – la domination d’un corps impatient, la canalisation du courage, la maîtrise des ultimes instants avant le saut dans le vide, c’est selon. Il est nécessaire, dit-il, « d’être aspiré par la musique, être apaisé pour retrouver le chemin de la spontanéité et capter le public ». Transmettre et révéler la beauté de la musique dépasse la nature d’une passion : la démarche est de l’ordre de la nécessité vitale pour laquelle il faut se résoudre à partager ses propres émotions, sans désir de conquête en retour. Une offrande, immense, après des centaines de concerts et plus d’une soixantaine d’enregistrements.
« Il faut toucher au cœur et ne pas trop intellectualiser les œuvres labourées depuis des années » affirme aussi l’interprète. Elles composent une prodigieuse récolte, les fruits du romantisme, de Chopin et de Schumann, prolongée jusqu’à Rachmaninov et embellie de deux siècles de musique française.
Tous les mondes sonores de Jean-Philippe Collard sont imprégnés de couleurs, cette « sensation que produit sur l’organe de la vue, la lumière diversement réfléchie par les corps » propose le dictionnaire Littré avec une perception épicurienne inhabituelle dans un tel ouvrage et, pourtant, si familière chez un pianiste qui se dit, précisément, « affamé de couleurs ». Mais pas n’importe lesquelles. Gourmet des pigments, l’artiste sait ce qu’est la nuance en toute chose, lorsque les paysages sonores au tempérament mesuré résonnent dans l’irisation des arpèges et la caudalie des accords. Quand il se remémore son apprentissage auprès de Pierre Sancan, l’amitié de Vladimir Horowitz puis ses rencontres dans le monde entier aux côtés du gotha des chefs et des plus grands orchestres, Jean-Philippe Collard sait qu’il peut tout dire au public. Alors, il a rendu hommage aux dieux des couleurs, ses compositeurs.
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