Parution · Piano
Babar et le père Noël
Natalie Dessay
Natalie Dessay s’empare d’un classique de la littérature jeunesse: Babar et le Père Noël, véritable trésor national écrit et illustré par Jean de Brunhoff, avec toute la délicatesse et le piquant que l’on connaît au père de l’éléphant le plus apprécié – avec Dumbo – des têtes…
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La soprano colorature se glisse dans les mots de Jean de Brunhoff avec un plaisir communicatif. Grimant sa voix de mille façons. Épousant au plus près les intonations juvéniles de Zéphir, les poses altières de Babar ou l’insouciance d’une assemblée de rongeurs aussi farfelue que remuante…
Notre pétillante comédienne en herbe s’est entourée de la pianiste Shani Diluka. Interprète sensible et poétique, cette dernière illustre en musique le récit savoureux de Dessay, par de brèves pièces puisées pour la plupart dans l’essence du répertoire français : Satie, Ravel, Saint-Saëns, Bizet et, bien sûr, Poulenc qui mit en musique l’histoire de Babar dès 1940.
Un délicieux retour en enfance, en même temps qu’une fine initiation à la musique pour piano, porté par deux artistes attachantes et passionnées.
Piano
Natalie Dessay
Celle qui s’est toujours revendiquée au moins autant actrice que chanteuse a désormais franchi le pas.
Si on retrouve désormais Natalie Dessay au théâtre, l’artiste lyrique féminine française la plus célèbre au monde de ces vingt-cinq dernières années est loin d’en avoir fini avec la musique.
Née en 1965 à Lyon, petite fille elle s’imaginait plus tard en danseuse. Elle étudie l’allemand, le chant, le théâtre et, après sa formation au Conservatoires de Bordeaux et à l’Opéra de Paris, elle intègre la très renommée troupe de l’Opéra de Vienne. A force d’obstination et de volonté – ses parents lui ont inculqué le goût du travail – elle passe du statut de choriste à celui de soliste et arrive au sommet de l’affiche, dans les salles les plus prestigieuses (Metropolitan Opera de New York, Covent Garden de Londres…). Elle aurait pu continuer à incarner de sa voix de soprano léger les Reine de la Nuit et les Olympia des Contes d’Hofmann d’Offenbach qui ont fait sa gloire. Mais le démon de la tragédie la tenaille.
Elle revêt alors les habits plus sombres de Manon et de Lucia di Lamermoor. Natalie Dessay ne cesse de se remettre en question, ayant constamment soif de nouveaux projets, d’aventures inédites. Elle n’aime rien tant qu’être là ou on ne l’attend pas et se délecte ainsi d’avoir rencontré Michel Legrand. Elle se frotte avec un égal bonheur aux mélodies de Debussy et n’a pu résister à l’envie de faire, une saison durant, de la radio.
Elle a remporté à cinq reprises une Victoire de la Musique et en 2008 le Laurence Olivier Award pour son rôle de la Fille du Régiment de Donizetti. Dessay est une personnalité pleine de vie et de relief, tant à la ville qu’au théâtre.
A la fois puissante et fragile, éprise de liberté, elle est une diva bien de son temps, toujours prompte à s’indigner contre le conformisme et la fausse impertinence. Une artiste totale, qui n’a pas encore exploré toutes les facettes de son talent. Sa présence sur scène unique nous promet encore de nombreux moments forts.
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