Parution · Orgue
BACH // Intégrale de l’œuvre pour orgue
André Isoir
Réalisée pour Calliope de 1975 à 1991, la version d’André Isoir de l’œuvre pour orgue intégrale de Jean-Sébastien Bach constitue une entreprise hors norme, unanimement encensée depuis sa parution. Indisponible depuis 2018, la voici dans son ultime réédition avec une remastérisation compléte…
35,00 €
Choisissez votre plateforme
Écouter l’album
Programme · 120 plages
Liste des pistes
Présentation
À propos de l’album
Référence et production
Informations techniques
L’esprit étincelant cachait avec pudeur, non seulement une générosité et une sensibilité extrêmes, mais aussi un trac dévastateur qui l’empêchait de donner en public toute la mesure de l’immense technicien qu’il était. Pour André Isoir, seule comptait la vie du discours, qu’il voulait toujours animé, toujours imprévu, empreint de déclamation mais jamais rhétorique, car il avait en horreur les effets préconçus et toute espèce de symétrie ou de redite. Sans doute ne vit-on que rarement cohabiter, à un degré aussi irrésistiblement fécond, une telle exigence musicale rehaussée d’une telle modestie, autant de rigueur musicologique et instrumentale en regard d’une spontanéité et d’une éruptive énergie hautes en couleur, si pleinement sensibles en concert, couronnées d’une franche humanité.
La magie du disque préserve à jamais le legs considérable de ce nom parmi les plus éclatants et riches d’enseignement de l’orgue français.
Orgue
André Isoir
« Quand vous entrez dans une église et que vous voyez ces grands tuyaux de métal luisant dans l’ombre et que vous imaginez un homme seul faisant marcher tout cela, vous avez vraiment envie d’être cet homme-là. Il faut reconnaître que l’orgue est un instrument attachant. »
André Isoir, né à Saint-Dizier, fit ses études musicales à l’école César Franck où il fut notamment l’élève d’Édouard Souberbielle pour l’orgue et Germaine Mounier pour le piano. Il entre ensuite au Conservatoire National Supérieur où il obtient, à l’unanimité du jury, le premier prix d’orgue et d’improvisation en 1960 dans la classe de Rolande Falcinelli.
Il est ensuite lauréat de plusieurs concours internationaux : à Saint-Albans (Angleterre) où lui est décerné le premier prix en 1965, puis à Haarlem (Hollande) où il est vainqueur trois années consécutives (1966, 67, 68), remportant ainsi le «Prix de Challenge» qu’il est, à ce jour, le seul français à avoir obtenu depuis la fondation de ce concours en 1951.
Il a enregistré une soixantaine de disques, ce qui lui a valu d’obtenir 8 grand prix du disque (de 1972 à 1991), ainsi que le prix du Président de la République pour le « Livre d’Or de l’Orgue Français ».
André Isoir complète sa culture musicale par une connaissance approfondie de la facture instrumentale ; celle-ci contribuant, selon lui, à une meilleure approche des différents styles, tant au point de vue de la technique, qu’à celui de la registration.
Organiste émérite de Saint-Germain-des-Prés à paris et Chevalier des Arts et Lettres ainsi que dans l’ordre national du Mérite, il est également nommé meilleur soliste instrumental de l’année aux deuxièmes victoires de la musique.
À voir